Stress et activité physique

Stress et activité physique

Le stress est un ensemble de réponses produites par l’organisme lorsqu’il rencontre une situation qui lui demande un effort d’adaptation (HEC, Caroline Levasseur, 2012). Voilà, c’est aussi simple que ça ! Le stress peut être positif ou négatif. En fait, ce qui peut être une cause de tension pour une personne peut être un plaisir pour une autre. Tout est dans la façon dont on perçoit ces situations.

La réponse au stress passe par trois étapes: l’alarme, la résistance et finalement, l’épuisement (Selye, 1950). C’est quand le stress devient chronique que l’organisme atteint le stade de l’épuisement et que les conséquences peuvent être désastreuses, car ce type de stress maintient notre système dans un état de surexcitation continuel, dont notre corps ne peut pas subir sans période de récupération. Plusieurs maladies ont été associées au stress chronique: problèmes de santé mentale, insomnie, migraines, hypertension, troubles cardiaques, ulcères gastriques, eczéma, troubles de mémoire, infections plus fréquentes (Institut universitaire en santé mentale Douglas, 2014), et même les maux de dos.

Évidemment, il ne faut pas attendre à la phase d’épuisement pour réagir: la stratégie pour éviter les mauvaises conséquences du stress est de, premièrement,

  • Comprendre la nature de son stress et être conscient de ses pensées, deuxièmement,
  • contrôler le plus possible les éléments stressants et, troisièmement,
  • utiliser l’exercice physique comme moyen de défense à court et à long terme.

Étape 1 : Comprendre son stress et prendre conscience des pensées

Comprendre la nature de son stress est la première étape pour gérer son stress. Pour y parvenir, il suffit de prendre du recul et d’identifier la source de celle-ci, ainsi que le niveau de stress que la situation occasionne. Pour vous aider, écouter votre corps : si penser à la situation fait augmenter votre rythme cardiaque, vous donne la nausée ou vous fait transpirer, c’est signe que cette situation vous stresse. La deuxième étape est de prendre conscience de l’interprétation que vous avez face à la situation, qui est souvent automatique. Parfois, notre système l’interprète comme étant dangereuse, mais en réalité elle ne l’est pas du tout. Il faut donc pratiquer à modifier cette interprétation de manière consciente, pour ainsi diminuer le stress. Cette stratégie est la restructuration cognitive. (Gérard Lebel, 2013)

Étape 2 : Contrôle des éléments stressants

Pour envisager positivement les changements de notre vie, il faut les voir comme un défi: le stress devient alors une façon de mobiliser et concentrer nos énergies et ainsi fournir un meilleur rendement. Il faut ensuite prendre le temps de se détendre et renouveler nos forces physiques et émotives et, ainsi être prêt pour notre prochain défi. Ceci peut être facilement réalisable grâce à la pratique de simples techniques de relaxation, de respiration, de méditation et de visualisation (Gérard Lebel, 2013), que l’on peut apprendre soit en lisant sur le sujet ou dans le cadre d’un cours de gestion du stress.

Étape 3 : Utilisation de l’activité physique

Il y’a deux façons d’utiliser l’exercice physique pour gérer le stress.

  • La première façon est de l’utiliser comme modalité « immédiate », c’est à dire au moment même ou l’on sent que le stress agit sur nous. Physiquement, le stress entraîne une augmentation du niveau de tension des muscles au repos. Des études ont démontré que l’exercice contrecarre cette hausse de tension et entraîne une réduction de la tension neuromusculaire.
  • La deuxième façon est d’utiliser l’exercice comme façon d’augmenter notre tolérance aux effets des éléments stressants de notre vie. En plus, l’exercice physique pratiqué régulièrement amène des effets physiologiques et psychologiques spécifiques qui nous rendent plus résistants et donc moins vulnérables à l’épuisement. Selon certaines études, les exercices d’endurance cardiovasculaire seraient les plus efficaces pour la tolérance au stress. C’est pour cette raison que les gens en bonne condition physique réagissent mieux au stress, et ainsi sont moins susceptibles d’avoir des troubles anxieux ou souffrir d’une dépression.

Conclusion

Donc, le rôle de l’exercice physique est de, premièrement, d’être un antidote immédiat grâce à son « effet de relaxation post-exercice », et deuxièmement, d’augmenter notre résistance physique en cas d’épisode ou de crise de stress de durée ou d’intensité plus importante que prévu.

Yvan Campbell, B.Éd., M.Sc., kinésiologue.

Pour en apprendre plus sur la gestion de stress, inscrivez-vous à une session de perfectionnement gestion de stress offerte par le personnel qualifié d’Actiforme.

Questions et commentaires

Votre adresse de messagerie et votre téléphone ne seront pas publiés. Les champs obligatoires sont indiqués avec un astérisque (*).